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Par Jean Charles SCHNEBELEN, Docteur en Pharmacie Membre du Comité Scientifique de Fleurance Nature
Partagés entre le désir de participer à la fête et le souci de ne pas prendre de poids, et noyés dans un flot de conseils et d’informations sur des allégations santé ou bien-être, vous avez du mal à faire le tri !
Les conseils "mangez, bougez", "moins de sucres, de graisses, de sel", "5 fruits et légumes différents chaque jour" vous semblent souvent difficiles à suivre ou bien vous n’avez pas le temps.
Sans être exhaustifs, les conseils suivants ont pour but de vous aider à mieux comprendre certains mécanismes, notamment le mécanisme de stockage des graisses, pour mieux vous guider dans vos choix alimentaires.
Nous aborderons notamment la notion d’index Glycémique (IG) qui vous permettra de faire le tri entre des aliments que l'on a tendance à penser trop sucrés alors qu'ils sont tout à fait acceptables, et ceux qui contiennent au contraire des sucres cachés nocifs.
Alors, pour ne plus avoir à faire un choix entre les « saveurs » et la satisfaction de perdre vos "réserves", à vous de rectifier le tir !
Aujourd’hui, le stress et le manque de temps sont très présent et conduisent souvent à une consommation excessive, d’aliments « prêts à consommer» (distributeurs automatiques, plats préparés etc..), dont la plupart sont trop riches en matières grasses hydrogénées, en sel et en sucres. Le sucre est un aliment indispensable mais son apport doit rester particulièrement maîtrisé si on veut contrôler sa ligne.
En effet, il existe une relation directe entre l'absorption de sucres et le stockage dans les cellules graisseuses : pour que le déstockage du gras soit effectif, il faut que le taux de sucre circulant dans le sang soit normal. Autrement dit, s'il y a trop de sucres circulants, les cellules graisseuses (adipocytes) ne peuvent pas déstocker ! Les cellules graisseuses existantes resteront alors pleines, et l'organisme va en fabriquer de nouvelles. Et quand enfin vous aurez réussi à brûler quelques réserves au prix de nombreux efforts, certaines de ces cellules vont se vider mais sans jamais disparaitre, et seront prêtes à se remplir de nouveaux stocks dès que vous ferez moins d’efforts ! C'est fameux le phénomène du régime « yoyo », véritable cercle vicieux du stockage.
Pour brûler les sucres, pas de secrets : il faut faire beaucoup d’exercice afin que les sucres se transforment en glycogène, principal carburant du muscle.
On peut également augmenter ce phénomène de "carburation" ou "thermogénèse" avec des produits alimentaires adaptés : cannelle, nopal, café vert, thé vert
Ainsi, plus vous avez de muscles, plus la masse maigre est importante et plus la consommation de carburant (les sucres) est importante. Le sucre consommé se transforme donc moins en graisses de réserve.
C’est un cercle vertueux qui s’opère alors.
Mais attention au sucre, car au delà du plaisir qu'il procure, une étude très récente a démontré qu'il avait un potentiel "addictif" très significatif ! C'est-à-dire que la consommation de sucre augmente le goût au sucre, donc le besoin en sucre !
Donc limitez votre consommation en sucres et pratiquez une activité physique régulière.
Chez une personne en bonne santé, lorsqu'elle consomme du sucre ou des aliments transformés en sucre par la digestion (comme les féculents par exemple : le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz...), le pancréas, organe situé dans l'abdomen, derrière l'estomac, fabrique de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang.
Pendant la digestion, le sucre est ainsi mis en réserve au niveau du foie et des muscles. Cette réserve est appelée glycogène : il s'agit d'un assemblage de sucres. Cette mise en réserve est favorisée par l'élévation de l'insuline.
On peut donc résumer le rôle de l'insuline ainsi :
L’IG (index glycémique) permet de classer les aliments selon l’augmentation du sucre sanguin qu’ils induisent dans le temps.
On les classe dans une échelle de 0 à 100.
L’Index Glycémique évalue le passage des sucres dans le temps. Si trop de sucres passent d’un coup dans le sang, on aura donc un pic élevé de glycémie et les cellules vont être gênées dans leur bon fonctionnement : les aliments vont alors être moins bien « utilisés » par le corps, et le phénomène de stockage amplifié (Ceci concerne surtout les aliments ayant un IG de 100 à 55.)
A l’inverse, un IG bas, inférieur à 50, va augmenter la capacité de traitement pour l’usine cellulaire en diminuant très sensiblement la glycémie (taux de sucre dans le sang circulant), donc en déstockant les graisses et en alimentant les muscles !
Derrière quel type d’aliments se cachent les sucres à index glycémique élevé ?
Cela nous montre que différentes cuissons ou structures ont une incidence sur l’IG.
Exemples d’ingrédients à faible index glycémique :
Exemple :
- Une pomme qui apporte 20 g de sucres et 2,5g de fibres n’a plus que 17,5 g de sucres disponibles ! (20-2,5)
- 100 g de melon ont un IG de 60 mais, le melon étant riche en fibres, il n'apporte que très peu de sucres disponibles : il a une CG de 3 seulement au final.
Les aliments riches en fibres (fruits et légumes) sont donc vivement conseillés.
Un conseil important : dans les produits industrialisés, lisez bien la liste des ingrédients pour contrôler la présence de "sucres cachés".
Alors sachez choisir et variez !
Vous pouvez vous faire plaisir en vous faisant du bien!
Le phénomène de résistance à l’insuline, ou insulinorésistance, est un vrai cercle vicieux qui va déclencher chez la personne concernée un « signal de faim » récurrent.
Le phénomène d’insulino-résistance a tendance à augmenter avec l’âge et le stress (le stress augmente la consommation de magnésium, de vitamine B6 et de minéraux qui vont manquer à la synthèse du glycogène musculaire entre autres.)
Mais en réalité, c’est surtout la présence permanente de sucres à Index Glycémique élevé dont la consommation au long cours induit l’insulinorésistance.
Comment fonctionne l’insulinorésistance ?
Le cercle vicieux est alors engagé !
En résumé, il faut :
1) augmenter la combustion des aliments dite « thermogénèse » pour mieux déstocker les graisses
2) diminuer l’incidence sucrée en favorisant les ingrédients à faible indice glycémique
3) Augmenter le ratio de transformation des sucres en glycogène musculaire en développant votre masse musculaire « maigre »
4) Améliorer les performances de l’insuline en limitant votre consommation de sucres
Par ailleurs, il convient de rappeler :
Une alimentation variée signifie manger environ 40 aliments différents par semaine. (En 7 jours, on absorbe 21 repas. Pour arriver à 40 aliments différents, il suffit de consommer 2 aliments différents du repas précédent. )
Enfin, pour renforcer la transformation bénéfique de tous les aliments, glucides, lipides et protides confondus, l'organisme a impérativement besoin des vitamines du groupe B (1,2,3,5,6,8,9,12), C et E ainsi que des minéraux et oligoéléments. Ils sont indispensables dans les réactions d’assimilation des aliments par l'organisme.
Ces quelques réflexions considérées, le pragmatisme de Fleurance Nature intervient en intégrant à ses formules des actifs sélectionnés :
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