A-t-on besoin de manger plus en hiver ?

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L’été et ses petits plaisirs sont déjà loin derrière et nos habitudes commencent à changer : notre façon de manger aussi. Plus gras, en plus grande quantité… Nos envies de petits plats mijotés refont surface. Mais que doit-on manger pour lutter contre le froid et dépense-t-on plus de calories l’hiver ?

Des envies nouvelles…

Jour après jour, le froid s’installe. Vous vous dites que, pour mieux passer l’hiver, il est temps de remiser crudités et légumes au placard. Adieu salades ou poissons au barbecue. De nouvelles envies vous assaillent avec des plats plus copieux : pot-au-feu, bourguignon, choucroute… C’est de saison !

Mais on peut se demander si un excès de calories et une alimentation plus riche sont nécessairement la réponse la plus appropriée pour bien passer l’hiver. Et si plus riche, plus riche de quoi ?

Manger plus

Pour se protéger du froid, on a tendance à manger plus. Pourtant, ce n’est pas une bonne idée car il faut surtout manger mieux. Si nos ancêtres avaient besoin d’augmenter leur masse adipeuse pour se protéger du froid, cet excès est contradictoire avec le sens de l’esthétique et le régime alimentaire de l’homme moderne. Il faut dire que nos prédécesseurs vivaient dans des conditions bien plus dures que les nôtres…

C’est un fait, les conditions climatiques influent directement sur la consommation d’énergie de notre corps, obligeant celui-ci à augmenter ses dépenses pour faire face à la chute des températures. Et comme 20 % de nos aliments se transforment directement en chaleur, s’alimenter correctement constitue donc, évidemment, une source d’énergie.

Mais jusqu’à des températures comprises entre 0 et -10°C, pas besoin de changer vos habitudes alimentaires de façon spécifiques pour vous protéger du froid. Le corps supporte assez bien ces baisses de température.

Mais dans quelques régions de France plus en altitude et où l’hiver et plus rude, une légère augmentation de la ration calorique peut se justifier si l’augmentation de la dépense énergétique augmente (profession d’extérieur, pénibilité du travail, sport ou activité physique soutenue).

Bien se préparer face au froid

S’il faut bien sûr manger assez pour que le corps puisse lutter contre le froid, il faut surtout privilégier plusieurs types d’aliments en fonction de leurs apports, de nos envies et… des possibilités que nous offre la saison.

Pour résumer, il faut consommer des aliments riches en énergie.

N’hésitez pas à faire le plein avec :
Les protéines : animales et végétales
Les vitamines : les plats de crudités en regorgent (plus riches en vitamines que les légumes cuits), les fruits de saison (orange, kiwi…) entre les repas et plutôt en journée.

Les féculents : Même si vous ne souhaitez pas en consommer beaucoup pour cause de régime ou autre, les féculents sont essentiels en période de froid.

Pensez aussi :
Aux fruits secs et à tous les compléments alimentaires naturels. La règle d’or ici encore : variez les plaisirs ! Et découvrez par exemple les baies de Goji si vous ne les connaissez pas…

S’hydrater contre le refroidissement

On l’oublie parfois, tant la boisson peut-être synonyme de rafraîchissement. Mais pour lutter contre le froid, il faut aussi bien s’hydrater. Car le froid déshydrate : les basses températures ont tendance à diminuer le taux d’humidité de l’air. Il est donc nécessaire de boire de l’eau, sans excès. Hydratez-vous à votre soif pour aider l’organisme dans son combat quotidien.

Alors pour ne pas voir rouge lorsque le froid arrivera, la recette est simple : pensez à manger mieux !

Les phytohormones

Femme

logo_fleurance_nature.pngEn phytothérapie, les phytohormones désignent des substances qui miment les hormones présentes dans le corps humain. Les plus connues d’entre elles, les phytoœstrogènes, sont des substances naturelles végétales qui présentent une structure proche de l’œstradiol (un œstrogène), l’une des principales hormones féminines…. Présentées comme une des solutions aux désagréments qui touchent la plupart des femmes arrivant en période de ménopause et qui connaissent alors bouffées de chaleur, nervosité, changements d’humeur, sécheresse vaginale etc …, elles restent finalement très mystérieuses et souvent redoutées … Un point sur l’état des connaissances à ce sujet…

        À quoi sert l’œstradiol chez la femme ? Quelle est son importance lors de la ménopause ?

  • Cette hormone, considérée comme la principale hormone femelle, est sécrétée par les ovaires et son taux augmente très fortement au moment de l’ovulation. Elle permet également le maintien des caractères sexuels secondaires chez la femme. Lors de la ménopause, sa sécrétion diminue peu à peu, entraînant une irrégularité des règles, puis, à terme, leur disparition complète. D’autre part, cette carence en œstrogènes est responsable de la majorité des troubles de la périménopause, à savoir bouffées de chaleur, troubles du sommeil etc …Comment agissent les phytoestrogènes ? Où les trouve-t-on ?
  • Les phytoestrogènes sont capables de se lier aux mêmes récepteurs que les œstrogènes humains. Proposés parfois comme une alternative aux traitements hormonaux substitutifs destinés à supplémenter les hormones défaillantes, ils possèdent certains effets similaires à ceux des œstrogènes et d’autres effets inverses de ceux des œstrogènes. Des études scientifiques ont montré leur implication dans la diminution des bouffées de chaleur par exemple.
    Les phytoestrogènes les plus célèbres sont les isoflavones que l’on trouve principalement dans le soja ainsi que dans le trèfle rouge et le raisin. D’autres plantes comme la sauge, le houblon en contiennent également.


Autour des phytohormones aujourd’hui …

  • Aujourd’hui la polémique enfle autours des phytohormones, avec leurs partisans d’un côté, et leurs détracteurs de l’autre.
    A l’origine, il y a un avis de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) de mars 2005 destiné à évaluer la sécurité d’utilisation des phytoestrogènes. Après étude des données scientifiques disponibles l’AFSSA a conclu qu’au delà de 1 mg/kg pc/j, les résultats des études ne permettaient pas de conclure si la consommation de phytoestrogènes présentait un risque ou non pour des quantités plus importantes.
    En effet, certaines études sur l’animal ou sur des cultures de cellules chez lesquels on avait artificiellement provoqué un cancer ont montrés que les phytohormones pouvaient favoriser la progression de celui-ci.
    A contrario, les études cliniques réalisées chez la femme n’ont montré aucun risque associé à la prise de phyto-hormones. Bon nombre d’entre elles font même état d’une réduction du risque de cancer du sein associée à la consommation d’isoflavones de soja et on constate que les femmes, dans les pays asiatiques où la consommation de soja est très élevée présentent un risque de cancer du sein réduit !

        Alors que penser des phytohormones ?

  • Même si les dernières études sur les phytohormones se sont révélées positives, tant qu’il n’existera pas de consensus au sein de la communauté scientifique, il est absolument nécessaire d’appliquer le principe de précaution. La prise de phytohormones est donc déconseillée aux femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancers du sein. Un avis médical est donc toujours nécessaire pour ces personnes, ne serait-ce qu’en raison à cause du risque d’interactions entre phytoestrogènes et traitement anticancéreux sous forme de médicament.

Complexe Féminité

Complément alimentaire biphasé jour et nuit, formulé à base d’isoflanoves de soja, de plantes, vitamines et minéraux pour vous aider à réduire les désagréments liés à la pré ménopause et à la ménopause (bouffées de chaleur, irritabilité, troubles de l’humeur…)

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Les antioxydants et leurs bienfaits sur la santé

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Thé vert, chocolat… les aliments réputés pour être riches en antioxydants ont la cote. Mais savez-vous exactement ce qu’est un antioxydant ?

Zoom sur ces molécules parfois bien complexes, dont les vertus ne sont plus à contester.

Qu’est-ce qu’un antioxydant ?

Les radicaux libres et l’oxydation

Pour comprendre le rôle d’un antioxydant, tout commence par le phénomène d’oxydation qui se déroule au sein de notre organisme : cette réaction biochimique nécessitant de l’oxygène produit des groupes d’atomes très instables appelés des « radicaux libres », pouvant attaquer les molécules voisines, qui deviennent à leur tour instables. La réaction en chaîne entraîne alors la destruction de cellules, de protéines ou d’acides gras, conduisant à l’élimination de cellules malades mais aussi au vieillissement de la peau ou à certaines maladies liées à la dégénérescence des cellules (cancers, etc.).
Les radicaux libres sont produits lors de la respiration (apport d’oxygène, surtout lors d’une activité physique) et lors de la défense de l’organisme contre les maladies (le système immunitaire utilisant du monoxyde d’azote, puissant oxydant). Cependant, certains facteurs extérieurs augmentent la formation de radicaux libres, tels que la pollution et la fumée de cigarette qui contiennent de grandes quantités d’oxyde d’azote, ou encore les rayons UV du soleil.

Définition et rôle d’un antioxydant

Si les radicaux libres sont nécessaires à notre survie grâce à leur système d’élimination des cellules malades, ils deviennent plus dangereux lorsqu’ils sont en trop grande quantité. C’est pour cela que notre organisme nécessite l’aide d’« antioxydants », molécules dont le rôle est de stopper l’oxydation créée par les radicaux libres. En venant se lier à ces derniers, les antioxydants entraînent une nouvelle réaction chimique qui bloque l’action des radicaux libres.

Problème : comme chaque antioxydant ne peut réagir qu’avec un seul radical libre, notre corps a besoin de recharger sans cesse son stock d’antioxydants. Il puise donc ces éléments dans l’alimentation, qui apporte les substances nutritives indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.

Les bienfaits des antioxydants sur la santé

Les principaux antioxydants fournis par l’alimentation

Outre les antioxydants fournis par notre organisme lui-même, il en existe un certain nombre d’origine alimentaire, dont le zinc, le sélénium et les vitamines C et E, pour ne citer que les plus connus. L’alimentation est en effet la première source d’antioxydants. En voici les principaux :

Le sélénium

Très présent dans les céréales complètes, les abats et les brocolis, le sélénium est souvent associé aux vitamines C et E, pour mieux lutter contre le stress oxydatif.

Ses propriétés : Le sélénium protège également la peau d’un vieillissement prématuré, et il diminue les risques de maladies cardio-vasculaires. Idéal pour les problèmes de mémorisation, il permet aussi de rester plus concentré, et de garder des cheveux « en bonne santé ».

Les vitamines C et E

L’acide ascorbique ou vitamine C demeure très fragile et s’altère rapidement lors de la cuisson ou de la préparation des aliments. Les agrumes, l’acérola et les fruits rouges contiennent des teneurs significatives en cette vitamine. La vitamine E, quant à elle, a la particularité de pouvoir se régénérer après son oxydation, pour stopper une nouvelle attaque d’un radical libre. On la retrouve en grande quantité dans les germes de blé.

Leurs propriétés : Grâce à son pouvoir antioxydant qui reste cependant relativement faible, ces deux vitamines contribuent à la protection des cellules contre les radicaux libres. Il faut cependant une grande quantité de ces vitamines pour que leur effet antioxydant soit réellement efficace.

Les caroténoides

Provenant uniquement des végétaux, les caroténoïdes sont les molécules de base du système de défense des plantes contre l’oxydation des générée par les radicaux libres. Ces pigments jaune-orangé sont divisés en plusieurs groupes, dont le bêta carotène (précurseur de la vitamine A), présent dans les carottes, et le lycopène (tomates).

Leurs propriétés : Les caroténoïdes regroupent plus de 600 molécules différentes. Le bêta carotène est cependant l’un des plus puissants antioxydants, et protège la peau des agressions extérieures contre le soleil, de même que les cellules cérébrales contre les dommages liées à l’âge.

Le zinc

Si cet oligoélément indispensable au métabolisme n’est pas à proprement parler un antioxydant, il participe cependant à de nombreuses réactions permettant la destruction des radicaux libres. Il se retrouve essentiellement dans les poissons et fruits de mer, ainsi que dans les épinards. L’organisme ne pouvant pas le stocker, il est important d’en consommer régulièrement.

Ses propriétés : Réputé pour son action positive sur l’acné et sur les problèmes de peau tels que l’herpès, le zinc stimule également le système immunitaire lors de maladies infectieuses, et permet d’améliorer la cicatrisation des plaies. De plus, il participe à la synthèse d’un antioxydant enzymatique appelé la « superoxyde-dismutase », qui inhibe les attaques des radicaux libres, et donc ralentit le vieillissement de la peau.

De manière générale, les aliments dont l’activité antioxydante est la plus importante sont ceux comprenant le plus de « polyphénols », molécules complexes permettant d’absorber les radicaux libres. Les petits fruits tels que les framboises et mûres, les pommes et les oranges sont en tête des fruits les plus riches en polyphénols antioxydants. Le chocolat noir possède également un grand pouvoir antioxydant et a des effets bénéfiques sur les vaisseaux sanguins : attention cependant à ne pas en abuser, il demeure extrêmement calorique !

Le thé : le pouvoir antioxydant par excellence

Seconde boisson la plus consommée au monde, le thé, et plus particulièrement le thé vert contient vitamines C, E et B, ainsi que des bêta-carotènes, et près de 35% de polyphénols et flavonoïdes. Sa composition fait de lui un puissant antioxydant, et absorbe une grande quantité de radicaux libres nocifs. De nombreuses études réalisées à travers le monde montrent qu’une consommation régulière de thé diminue notamment le risque de maladies cardio-vasculaires grâce à la légère stimulation du cœur. Ses autres propriétés : l’augmentation de la vigilance, et la stimulation de la mémoire et de la concentration. Préférez plutôt un bon bol de thé le matin ou dans la journée avant 17h, pour éviter d’éventuels troubles du sommeil dus à la présence de théine