Le spécialiste des actifs naturels et bio

En cours de chargement...

Mon compte
Nouveau Client ? Créer mon compte

L’impact environnemental de la cosmétique conventionnelle


Les produits cosmétiques (certifiés bio ou conventionnels) sont protégés par la réglementation européenne qui interdit ou limite l’usage de substances indésirables. Certaines molécules pourtant néfastes pour l’écologie, restent tout de même présentes dans les produits issus de la cosmétique conventionnelle. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux privilégier la cosmétique bio et choisir un gommage ou un parfum certifié bio par exemple. Explications.

Qu’est-ce qui distingue la cosmétique bio

de la cosmétique conventionnelle

La cosmétique bio et la cosmétique conventionnelle diffèrent quant à leurs règles de fabrication et leur impact sur l’environnement.

La cosmétique, qu’est-ce que c’est ?

On entend par produit cosmétique toute substance ou tout mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain (épiderme, systèmes pileux et capillaire, ongles, lèvres et organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles.

Les produits issus de la cosmétique se composent de 3 types d’ingrédients :

  1. Actifs : substances assurant l’efficacité du produit ;
  2. Supports : ingrédients destinés à véhiculer les actifs (tels que l’eau, l’huile et autres émulsifiants) ;
  3. Additifs : conservateurs, parfums, colorants, …

Cosmétique bio versus cosmétique conventionnelle

La réglementation de la cosmétique conventionnelle n’interdit pas d’utiliser des ingrédients issus de la pétrochimie, nuisibles pour l’environnement. Ces produits répondent à un cahier des charges construit sur une liste d’ingrédients autorisés.

article-bon-a-savoir-icon

Un oeil sur l’étiquette

L’ensemble des ingrédients présents dans un produit doivent figurer sur l’étiquetage du contenant. C’est une obligation légale régie par la nomenclature INCI (International Nomenclature of  Cosmetics Ingredients) et une garantie pour le consommateur. Pour y voir plus clair sur les étiquettes, apprenez à décryptez la liste INCI.

La cosmétique bio répond à un cahier des charges plus spécifique avec des exigences supplémentaires, en particulier sur l’utilisation d’ingrédients naturels issus de l’agriculture biologique et l’absence de chimie de synthèse. Les conservateurs autorisés dans la cosmétique bio peuvent avoir été synthétisés mais ils sont autorisés car – à la différence de ceux présents dans la cosmétique conventionnelle – même s’ils n’ont pas été extraits des plantes, ils existent à l’état naturel. Il s’agit donc de produits respectueux de l’environnement.

Quels sont ces ingrédients indésirables présents dans les

cosmétiques conventionnels ? 15 substances à la loupe

Outre l’impact néfaste présumé de certains composants sur notre santé, ils ont aussi des effets négatifs sur l’environnement.

1/ Gommages, exfoliants et dentifrices : des microbilles nuisibles

Ces produits contiennent des perles synthétiques si petites qu’elles ne sont pas filtrées lors du traitement des eaux usées. Il s’agit de particules toxiques, riches en polychlorobiphényle (PCB) que l’on retrouve dans les profondeurs des lacs, cours d’eau et océans, qui sont ensuite ingérées par les poissons et les fruits de mer. Mieux vaut choisir un produit bio, composé de billes exfoliantes naturelles telles que les coques d’argan par exemple.

2/ Produits de beauté : stop aux paillettes

Il s’agit de particules de plastique qui ne se désintègrent jamais et finissent dans l’estomac des poissons.

3/ Des cosmétiques qui moussent, oui, mais sans tensioactifs

Agressifs pour la peau, certains émulsifiants de synthèse (PEG, polypropylène, crosspolymer) sont obtenus à partir de procédés chimiques lourds nécessitant l’usage de gaz toxiques pour la planète.

4/ Crèmes solaires : danger pour les océans

Certains filtres UV comme l’oxybenzone ont un impact néfaste sur les écosystèmes marins (récifs coralliens et planctons). Optez donc pour les crèmes solaires bio : elles contiennent des filtres UV minéraux.

5/ Traitement des cheveux ou crèmes hydratantes : gare au BHA

Le BHA est un antioxydant considéré comme un perturbateur endocrinien qui peut altérer les systèmes hormonaux.

6/ Lotions, soins, déodorants et maquillages : zoom sur les parabens

Methylparaben, ethylparaben, propyl paraben, … Ces agents conservateurs sont également considérés comme des perturbateurs endocriniens.

7/ Cosmétiques à base d’alcools gras et solvants

Methyl-propyl caprylyl-alcohol, alcool, stéarylique, propylène glycol… les industriels de la cosmétique conventionnelle les utilisent pour améliorer la texture des produits ou pour leur effet moussant. Le hic c’est qu’ils sont également polluants.

8/ Dans de nombreux produits cosmétiques conventionnels…

Les alkylphénols (nonylphénol, propylphénol, méthylphénol ou crésol, éthylpénol, …) sont des perturbateurs endocriniens à l’impact néfaste sur les milieux aquatiques.

9/ Les huiles à éviter

Les huiles minérales sont à proscrire, elles sont obtenues par distillation de la houille, du pétrole ou de certains schistes. Leur bilan écologique est désastreux.

Afin d’améliorer la texture, le parfum ou la conservation des huiles végétales, certains procédés en altèrent les vertus et les rendent néfastes pour l’environnement1. Évitez d’utiliser des huiles raffinées, hydrogénées ou estérifiées. Préférez plutôt les huiles végétales 100% bio.

10/ Lissants pour les cheveux et vernis à ongles…

Les formaldéhydes parfois présents sont des substances qui se dégradent sous la forme de gaz et nuisent à la qualité de l’air.

11/ Ongles : l’éther de glycol

Il s’agit d’un solvant utilisé massivement dans l’industrie, toxique pour la santé et l’environnement. Préférez des vernis bio à base de pigments végétaux et d’ingrédients naturels.

12/ Parfums et phtalates : les faux amis

Les phtalates de dibutyle ou DBP (ester) et DEP (phtalate de diéthyle) entrent dans la composition de certaines fragrances. Mais ils agissent aussi sur les fonctions hormonales. Un parfum bio dégage des arômes tout aussi précieux et délicats, mais surtout naturels.

13/ Pas de shampooing avec du coaltar ou goudron de houille

Cette substance est un dérivé du charbon.

14/ Savons, pommades ou produits de rasage…

Gare aux graisses animales, puisque l’élevage a un impact sur les gaz à effet de serre.

15/ Produits capillaires, crème et maquillage : fuir les silicones.

Dimethicone, isohexadecane, … Ces composants issus de la pétrochimie mettent des centaines d’années à se dégrader dans la nature.

Même si la cosmétique conventionnelle respecte les normes en vigueur, c’est surtout l’exposition à cet effet « cocktail » qui est à redouter : ces substances – bien que présentes dans des quantités très faibles – entrent dans la composition de la majorité des produits conventionnels. Autant de raison de se convertir à la cosmétique bio.

À lire sur le même sujet

Je note cet article

L’impact environnemental de la cosmétique conventionnelle

0 vote

Commentaires

Laisser un commentaire

Vos commentaires en lien avec le thème abordé seront publiés sous réserve de modérateurs.