Maux de tête : des solutions douces pour aller mieux

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Repas trop arrosés, chaleur excessive, stress, fluctuations hormonales…. Les raisons d’avoir mal à la tête ne manquent pas ! Mais ce n’est pas une fatalité et il existe des solutions douces (huiles essentielles, cryothérapie, relaxation…) pour être soulagé et en venir à bout. On vous dit tout.

Différents maux de tête

Douleurs diffuses au niveau des tempes, sensation de compression, impression d’étau ou de casque au niveau du crâne … le mal de tête encore appelé céphalée en langage médical, fait partie des ennuis de santé les plus courants. Selon l’OMS, près d’une personne sur deux en a souffert au moins une fois au cours de l’année écoulée. La céphalée peut être le symptôme d’une maladie (céphalée secondaire) ou une affection  propre, bégnine (céphalée primaire) et dans ce cas, prendre plusieurs formes.

  • Le type le plus fréquent et le plus banal : la céphalée de tension touche selon les études entre 30% et 78%* de la population. Elle se manifeste par une douleur d’intensité faible ou  modérée,  non pulsatile, diffuse,  qui dure de quelques heures à plusieurs jours.
  • Autre type de mal de tête: la migraine. Elle se rencontre chez 15% de la population française et survient  généralement par crises tout au long de la vie. Elle provoque une douleur pulsatile, modérée à sévère, souvent majorée par la lumière ou le bruit, d’un seul côté du crâne, du front, des tempes ou des yeux, accompagnée parfois de nausées ou vomissements. La migraine peut être précédée d’aura. Il s’agit de petits signes neurologiques précurseurs de la crise. Essentiellement des troubles visuels (vision floue, taches mouvantes colorées devant les yeux…) parfois suivis d’engourdissements ou de fourmillements des membres ou du visage voire de sifflements, bourdonnements ou difficultés d’élocution.
  • Plus rare heureusement (1% de la population serait touchée), l’algie vasculaire de la face qui se caractérise par une douleur violente, brève et  fulgurante de la moitié du visage. A l’inverse de la migraine elle s’accompagne parfois  d’un larmoiement ou d’un gonflement de l’œil, d’une congestion ou  à l’inverse d’un écoulement nasal.

Si on ne connait pas encore parfaitement le mécanisme et les causes exactes des différents maux de tête, on sait en revanche que certains facteurs peuvent les déclencher comme :

  • Le stress et les situations d’anxiété, de tension, de surmenage ou de conflit mais également la période de détente qui suit le stress !
  • Les stimuli sensoriels comme une odeur, un son ou une lumière forte.
  • Les conditions météorologies et l’altitude : une température froide ou au contraire une forte chaleur, la foudre, les changements de saisons, la pression atmosphérique ou la quantité d’humidité de l’air…
  • Les variations hormonales (puberté, ovulation, grossesse, cycle menstruel)
  • Avoir faim, sauter un repas…
  • Le contenu de notre assiette (aliments gras et sucrés, alcool, noix, fromages affinés, additifs alimentaires…)
  • L’excès ou la privation de café
  • Le manque de sommeil ou à l’inverse trop dormir,  le décalage horaire.
  • L’abus de médicaments antalgiques qui au lieu de traiter les maux de tête finissent par les favoriser !

Les solutions pour s’en débarrasser

Certaines formes de maux de tête requièrent l’avis d’un médecin et la prescription d’un traitement médical. Mais dans la majorité des cas, des moyens tout simples permettent d’atténuer ou d’espacer la survenue des crises.

Essayez la cryothérapie

La cryothérapie qui signifie tout simplement « traitement par le froid » est utilisée depuis l’Antiquité. L’application de froid sur les zones douloureuses (tempes, front…) apaise  les tensions  en jouant  sur les terminaisons nerveuses  et en ralentissant le message douloureux jusqu’au cerveau. Une véritable anesthésie de la douleur ! La source de froid peut être un glaçon enveloppé dans un linge, un sac de petits pois congelés (il ne servira qu’à ça !) enroulé dans un torchon, une compresse mouillée et refroidie… Vous pouvez aussi essayer d’appliquer une noisette de gel  froid  à base d’alcool, de menthol et d’eucalyptol puis effectuer un massage circulaire de la zone douloureuse. Ou utiliser l’huile essentielle de menthe poivrée(Mentha piperita L.) pour son effet glaçon : une ou deux gouttes très diluées dans une huile végétale sur la nuque ou les tempes.

 

Profitez des bienfaits de l’huile essentielle de lavande

L’huile essentielle de lavande (Lavandula angustifolia Mill) est traditionnellement utilisée pour ses vertus relaxantes. Quelques gouttes diluées à une huile végétale (amande par exemple) et appliquées en massages doux au niveau du front ou des temps apportent un effet relaxant et décontractant et un réconfort immédiat.

 

Pratiquez L’automassage

Rien de tel pour calmer un mal de tête ! De plus la technique peut se pratiquer partout et sans aucun matériel. Les coudes posés sur une table, mettez vos doigts (index, majeur, annulaire) sur la partie médiane du front  au-dessus des sourcils puis étirez doucement vers l’extérieur jusqu’à la racine des cheveux. Modifiez ensuite votre position pour masser toute la zone du front. Massez ensuite vos tempes avec les doigts en effectuant des mouvements circulaires dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Passez ensuite à la base du crâne, zone fréquemment soumise aux tensions en effectuant des pressions avec vos deux pouces.

 

Faites du sport

Chez certaines personnes sujettes aux migraines, le sport peut aggraver le mal de tête voire le déclencher selon le type d’activité  (alpinisme, plongée…). Mais les auteurs des recommandations** parues en 2011 dans la revue Cephalgia ont conclu que l’activité sportive était bénéfique si elle  était pratiquée régulièrement et de façon douce. De plus, quand on fait du sport on secrète des endorphines, véritables antidouleurs naturels. Pratiquez à votre rythme  natation, marche, vélo …

 

Adonnez-vous à la relaxation

Apprendre à se relaxer c’est essentiel pour combattre les tensions musculaires. Et les techniques ne manquent pas ! Certains travaillent leur souffle, d’autres des techniques de visualisation (sophrologie)  ou alors pratiquent le yoga réputé pour apporter détente au corps et à l’esprit.

Vous le voyez, pour ne pas avoir mal à la tête les solutions ne manquent pas et chacun doit pouvoir trouver ce qui lui convient le mieux pour soulager la crise en tentant d’éviter  les situations déclenchantes et en luttant contre le stress ennemi numéro 1 du mal de tête.

Sources : 
*The International Classification of Headache Disorders
**Kernick, David P.; Goadsby, Peter J. « Guidance for the management of headache in sport on behalf of The Royal College of General Practitioners and The British Association for the Study of headache » Cephalalgia OnlineFirst, published on July 29, 2010Nov;73(9):R117-24. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19021816

La lavande : de la fleur à l’huile essentielle

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Vous avez sans aucun doute déjà remarqué ces champs violets, à l’odeur caractéristique lors de vos balades dans la Drôme ou en Provence l’été… Autrefois sauvage, la lavande est maintenant également cultivée.

Alicia, Ingénieur développement produits chez Fleurance Nature a eu la chance de pouvoir visiter l’exploitation de M. Faure dans la Drôme.

Les différentes espèces de lavande

Il existe plusieurs espèces communément regroupées sous le nom de « lavande ». Les plus courantes sont la lavande fine, la lavande aspic et le lavandin qui est un hybride des 2 précédentes. Chacune de ces espèces est cultivée et sélectionnée pour ses propriétés spécifiques.

  • La lavande fine : elle a un rendement très faible (environ 150 Kg de fleurs donneront 1L d’huile essentielle) et une fragrance délicate qui sera privilégiée en parfumerie.
  • Le lavandin souvent confondu avec les 2 autres lavandes, a un rendement bien supérieur et une fragrance plus forte. On le retrouve davantage pour parfumer les produits de la maison.

La culture de la lavande

lavande cultureLes pieds de lavande et de lavandin connaissent aujourd’hui des problèmes de développement à cause d’un insecte : la cicadelle ou Hyalesthes obsoletus. Cet insecte pique les plants de lavande pour se nourrir. Lorsqu’il pique des plants infectés par des phytoplasmes, il sert de vecteur et propage ainsi le dépérissement à chaque pied de lavande qu’il pique. Il est très difficile aujourd’hui de lutter contre le phytoplasme ou la cicadelle.

Les cultivateurs prennent également soin de garder les champs de lavande propre et d’éviter le développement d’adventices (ou « mauvaises herbes »). Autrefois manuel, l’entretien des champs est aujourd’hui mécanisé. Les différentes pales permettent grâce à un mouvement rotatif de nettoyer autour des plants de lavande sous le contrôle des agriculteurs.

La récolte de la lavande et la production d’huile essentielle

La lavande est ensuite récoltée. Les plants sont coupés et directement chargés dans une remorque pour être facilement transportés avant d’être distillés. La récolte se fait souvent au plus chaud de la journée quand la lavande est « stressée ». En réponse à un environnement hostile, la lavande produit de l’huile essentielle. En récoltant la lavande lors de fortes chaleurs, les agriculteurs s’assurent donc un meilleur rendement en huile essentielle.

Traditionnellement les plantes étaient distillées dans des alambics en cuivre. Le principe de la distillation par entrainement à la vapeur d’eau est simple. Les plants sont mis en contact avec de la vapeur d’eau qui va entraîner les différentes molécules volatiles des plantes. Ce mélange est ensuite refroidi et reprend la forme liquide. Après décantation, 2 phases distinctes apparaissent : l’huile essentielle au dessus car elle est plus légère et l’eau florale en dessous.

Un grand merci pour ces belles photos à Monsieur Faure qui nous a ouvert les portes de son exploitation.

Alicia
Ingénieur développement produits chez Fleurance Nature