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Tout savoir sur la mémoire


Lire, compter, conduire, retrouver son chemin sur un plan de ville, revoir les photos de son enfance… aucune de ces actions ne serait possible sans la mémoire. Telle une immense bibliothèque, le cerveau abrite tous nos souvenirs rangés chacun à une place précise. Dans ce dossier, Fleurance Nature décortique pour vous le fonctionnement de cet outil étonnant que constitue la mémoire.

La mémoire en bref

Le mot mémoire provient du latin memoria qui signifie « aptitude à se souvenir » : c’est l’activité biologique et psychique qui permet d’emmagasiner, de conserver, et de restituer des informations et expériences acquises antérieurement. L’apprentissage nécessite deux capacités cognitives : la mémoire et la concentration. Ces derniers sont complémentaires : la mémoire agit comme le « disque dur » du cerveau alors que la concentration représente la capacité à fixer ou mobiliser ses facultés mentales et physiques pour réaliser une action.

Plusieurs mémoires interconnectées

Les nouvelles techniques d’imagerie cérébrale ont permis de confirmer qu’il n’existe pas une mais plusieurs mémoires qui s’imbriquent les unes avec les autres. Elles interagissent ensemble pour faciliter les apprentissages au quotidien. Ainsi, la mémoire se compose de cinq systèmes interconnectés impliquant des réseaux neuronaux indépendants.

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Mémoire à court terme

Cette mémoire permet de retenir une information temporairement ou un court instant en vue de mener à bien une tâche spécifique (lors d’un calcul ou au cours d’une discussion…).

La mémoire de travail, au cœur du réseau

Il s’agit de la mémoire du présent dont on a besoin pour travailler. Elle permet de porter attention et retenir des informations utiles pendant quelques secondes sans stockage à long terme. Retenir cette information n’a pas d’utilité à long terme (lecture, adresse d’un restaurant…). Cette mémoire est sollicitée en permanence.

 

Mémoire à long terme

Cette mémoire entrepose et consolide durablement les informations retenues par le cerveau.

La mémoire procédurale, essentielle pour développer des automatismes inconscients

Il s’agit de la mémoire qui nous permet de conduire, faire du vélo ou du tennis, lacer ses chaussures, ouvrir une porte… sans avoir à réapprendre à chaque fois. Cette mémoire complexe est sollicitée par les artistes, les musiciens, les sportifs et les travailleurs manuels pour atteindre le geste parfait. Les mouvements sont maîtrisés, sans contrôle implicite ou conscient car les circuits neuronaux sont automatisés.

La mémoire sémantique, savoirs et connaissances

Elle est responsable de l’acquisition des connaissances générales, des concepts et des savoirs durables (vocabulaire, langage, études, faits historiques, éléments géographiques, actualité…). Cette mémoire explicite, ou consciente, est indépendante des événements vécus.

La mémoire épisodique, souvenirs autobiographiques

Elle enregistre les informations spécifiquement personnelles et dotées d’une charge affective (nom d’un copain de classe, date d’un événement marquant, souvenirs de vacances…). Cette mémoire explicite permet de se souvenir de moments passés enregistrés et de les récupérer.

La mémoire perceptive, liée aux sens

Associée aux capacités sensorielles (vue, toucher, odorat…), cette mémoire  interprète ce qui est envoyé au cerveau par les organes des sens. Elle fonctionne à l’insu de l’individu et permet d’identifier rapidement les perceptions sensorielles (feux de circulation, voix connue, bruits, sensation de chaud/froid au toucher).

La mémoire évolue avec l’âge

Le cerveau est un organe qui contient des milliards de neurones situées dans le cortex ou la matière grise. A la naissance, le corps dispose d’un capital de plus de 100 milliards de neurones. Chaque cellule nerveuse établit jusqu’à 10 000 connexions dans le cerveau ! Ce sont les dendrites, prolongement des neurones, qui conduisent les courants électriques du cerveau. Comme tous les processus biologiques, le cerveau n’échappe pas au vieillissement.

Dès l’âge de 20 ans, le nombre de neurones commence à diminuer en réaction à différents mécanismes impliqués dans le vieillissement du tissu cérébral : inflammation, radicaux libres ou changements hormonaux. Le cerveau et la mémoire peuvent aussi être soumis à l’influence d’autres facteurs extérieurs comme les maladies cardiovasculaires, les traumatismes crâniens, l’hygiène de vie non adaptée ou les situations de stress chronique.

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Le saviez-vous ?

Quand la mémoire est stimulée à long terme de nouveaux contacts synaptiques apparaissent ! Lorsque l’on maintient les apprentissages, la mémoire se stabilise par la croissance de nouveaux contacts synaptiques dans le cerveau.

Vieillissement, les mémoires à court terme

et à long terme impliquées

Chez l’humain, le vieillissement normal affecte plus particulièrement la mémoire de travail (court terme) et la mémoire épisodique (autobiographique à long terme). Le phénomène du «mot sur le bout de la langue» augmente avec l’âge.  La mémoire s’enrichit, elle a besoin d’être organisée, structurée, classée. Il faut donc fournir un effort supplémentaire pour enregistrer les informations en les regroupant et les triant grâce à des stratégies cognitives.

Cette évolution naturelle s’accompagne d’un ralentissement sur le plan moteur (gestes, réflexes) et mental qui s’explique par une baisse de la vitesse de l’influx nerveux affectant ainsi le fonctionnement cognitif et la mémoire.

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Bon à savoir

A partir de l’âge de 50 ans, le poids du cerveau diminue en moyenne de 2% par décennie. Cette réduction ne signifie en aucun cas une perte massive de neurones mais constitue en réalité une perte de volume des neurones et des connexions entre les neurones appelés dendrites.

La diminution de la vitesse de traitement peut favoriser les « oublis ». Ces derniers sont plus souvent dus au manque de stimulation mentale qu’à une véritable pathologie. Il est plus facile d’oublier ce qui n’est pas soutenu par une motivation quelconque ou ne débouche pas sur une action.

Le saviez-vous ? Contrairement à une idée reçue, la baisse de la mémoire observée chez la majorité des gens ne s’accélère pas après la cinquantaine, mais continue au même rythme jusqu’à un âge avancé.

Entretenir sa mémoire, focus sur le Ginkgo et les omega-3

Le ginkgo est un arbre originaire d’Asie pouvant atteindre jusqu’à 40 mètres de hauteur. Sa durée de vie est importante. Ses feuilles sont riches en substances actives comme les polyphénols (flavonoïdes et terpénoïdes). Le ginkgo présente l’intérêt d’aider à maintenir de bonnes fonctions cognitives. Il se consomme sous forme de complément alimentaire.

Les propriétés du ginkgo sont nombreuses :

  • contient des antioxydants qui aident à protéger le corps contre les radicaux libres ;
  • aide au maintien des fonctions cognitives et à la circulation sanguine au niveau cérébral ;
  • contribue au bon équilibre nerveux et mental, facteurs essentiels pour la mémoire.

 

Les lipides, et particulièrement les acides gras essentiels oméga-3, constituent les principaux constituants du cerveau. Ils donnent aux cellules neuronales leur élasticité et leur fluidité pour faciliter les impulsions nerveuses électriques dans les circuits cérébraux. Les oméga-3 jouent donc un rôle essentiel sur la concentration et la mémoire. Les oméga-3 se trouvent dans certaines huiles végétales (colza, pépins de raisin, noix, sésame…), dans les poissons gras et les noix variées. Ils peuvent également être consommés sous forme de complément alimentaire.

Le processus de mémorisation est un système en constante évolution. Grâce à une stimulation régulière et une bonne hygiène de vie, il est possible de maintenir cette faculté à son niveau optimal tout au long de sa vie.

Sources :

La mémoire. Dossier INSERM. Réalisé en collaboration avec le Pr. Francis Eustache, Directeur de l’unité Inserm-EPHE-UCBN U1077 « Neuropsychologie et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine », Octobre 2014. http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/memoire 
M.C. Gély-Nargeot, C. Mure, C. Guérin-Langlois, K. Martin, I. Descours. Mémoire et vieillissement, effet du vieillissement cognitif sur les performances mnésiques. La Presse Médicale,  22 – 29 avril 2000, 29, n° 15. Pages 849-857.
Le cerveau à tous les niveaux. Conception, coordination, recherche et rédaction : 
Bruno Dubuc. Université McGill, Montréal, Canada. http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_tra/a_07_p_tra.html
Larousse des plantes médicinales. Identification, préparation, soins. Larousse. 2013.

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